La faune de Madagascar :
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La faune de Madagascar comporte 80% d'espèces endémiques.
Cette exceptionnelle originalité est due au fait que Madagascar s'est séparée du continent africain il y a environ 100 millions d'années.
L'isolation de l'île, l'absence de certains prédateurs, a contribué à l'évolution originale des espèces actuelles.
Madagascar est une île isolée d’à peu près deux fois la taille de l’Arizona ; avec une des plus grandes biodiversités au monde.
Des quelques 200 000 espèces trouvées à Madagascar ; on en a ressencé à peu près 150 000 qui sont endémiques.
Endémique : veut dire que ces espèces n'existent qu'à Madagascar.
Plus de 50 types de lémuriens, 99 % des espèces de grenouilles et 36 genres d’oiseaux sont uniques sur l’île.
Madagascar abrite 100 % des lémuriens de la planète, la moitié des espèces de caméléons, 6 % des grenouilles, et aucun crapaud.
Quelques-unes des espèces trouvées à Madagascar se rapprochent plus des espèces trouvées dans le Pacifique Sud et l’Amérique du Sud que de celles d’Afrique.
La faune de Madagascar se différencie de celle du continent africain tout proche par son très fort taux d’endémisme et l’absence de grands fauves.
Les invertébrés comptent plus de 100.000 espèces dont certaines sont bien connues des collectionneurs comme le plus grand papillon du monde, la Comète dotée de deux traînes dépassant 20 cm, ou le grand phasme dont la femelle atteint 25 cm.
Mais la palme de l’originalité pourrait tout aussi bien échoir au scarabée girafe rouge et blanc, ainsi appelé à cause du cou démesuré des mâles.
Chez les reptiles et les batraciens, 95% des espèces sont endémiques.
Les grenouilles peuvent avoir des couleurs inattendues allant de la « tenue » toute militaire de la Scaphiophryne Marmorata au rouge écarlate du Discophus Antongili.
Les caméléons sont emblématiques de la Grande Ile au même titre que les lémuriens puisque ici vivent les deux-tiers des espèces connues, de la plus petite (moins de 10 cm) à la plus grande (plus de 70 cm).
Les tortues terrestres, dont la tortue radiée et celle à soc sont des espèces menacées et de ce fait elles bénéficient d’une très attentive protection.
Chez les 285 espèces recensées d’oiseaux, plusieurs familles sont endémiques.
Les Vangidae se sont diversifiés en 14 espèces se singularisant par la taille, les couleurs, la forme du bec.
La même constatation peut être faite avec les Couas où se distinguent le Coua géant qui se déplace au sol, et le Coua huppé considéré comme le plus bel oiseau de l’île.
Dans les 20 espèces de rapaces se détachent le serpentaire, le hibou rouge, et le Pygarque de Madagascar proche de l’aigle américain à tête blanche, et dont il ne subsisterait plus qu’une quarantaine d’individus.
Les carnivores comptent 7 espèces sauvages, toutes endémiques.
Le plus grand d’entre eux, le Fosa, a le profil trapu d’un petit puma et atteint 1,50 m avec sa queue.
Chez les insectivores, le Tenrec ressemble à un hérisson qui dépasserait la taille d’un lapin, mais ne sait pas se mettre en boule.
Les mammifères les plus représentatifs de Madagascar sont enfin les lémuriens, des prosimiens primitifs qui ont préservé quelques traits des insectivores.
Diurnes ou nocturnes, de la taille d’une souris à celle d’un garçonnet, ils ont littéralement « explosé » en une myriade d’espèces et de sous espèces dont l’inventaire n’est pas clos puisque l'on continue d’en découvrir.
C’est le cas du Lepilemur Seali, du Lepilemur Mitsinjonensis, du Mirza Zaza nocturne de 300 gr ou du Microcebus Lehilahitsara.
Mais le plus rare des lémuriens malgaches reste l’Aye Aye, sauvé de la disparition en 1966.
Un bien étrange animal dont on a dit qu’il avait les ressemblances suivantes : les dents du lapin, les oreilles de la chauve souris, les soies du sanglier, les mains du singe et la queue du renard !
Les principaux sites de Madagascar à visiter:
A antananarivo, le Parc Tsarasaotra (plus de 60 espèces) est le premier site privé Ramsar au monde.
Andasibe Mantadia (16 ordres d'oiseaux et plus de 120 espèces) est de plus en plus concurrencé par Anjozorobe (82 espèces dont 43 endémiques) à moins de 2h de route de la capitale.
A l'Ouest, le nom d'Ankarafantsika (un taux d'endémicité de 58,14%) s'impose, ainsi que celui de Bemaraha.
Parmi les autres Aires Protégées : les birdwatchers apprécient des sites comme Masoala (le plus grand parc de Madagascar), Ranomafana, Bezaha Mahafaly, Berenty.
A ne pas oublier, tout au Nord, l'Ankarana, et le doyen des parcs qu'est la Montagne d'Ambre (75 espèces).
Les passionnés des grands rassemblements ont le choix entre plusieurs sites du littoral (Ramena, Baie de Baly, Nosy Be, estuaires des grands fleuves de l'Ouest...), ainsi que les lacs comme Tsimanampesotse, site Ramsar depuis 1998.
Les amphibiens :
À Madagascar, il existe un certain nombre d'espèces de grenouilles endémiques, dont la minuscule Mantella auranthium, de couleur orange.

Mantella Auranthium
Les reptiles :
Il existe plus de 300 espèces de reptiles.
Il est possible de voir un certain nombre d'espèces de tortues à Madagascar. Parmi elles, la tortue Pixis, qui aime sortir en temps de pluie.

Tortue Pixis
Madagascar abrite aussi plusieurs espèces de serpents, dont le Boa malgache aux reflets bleus.

Le boa Malgache
Madagascar héberge un grand nombre de caméléons dont des endémiques comme le caméléon panthère, Furcifer pardalis, qui témoigne d'un exceptionnel dimorphisme de couleur, le mâle vert avec des taches rouges et jaunes, la femelle orange mouchetée de noir.

Furcifer pardalis

Une autre espèce de caméléon endémique à Madagascar, appartenant aussi au genre Furcifer, est Furcifer minor, qui témoigne lui aussi d'une superbe association de couleurs.

Furcifer minor
Les caméléons du genre Brookesia sont des animaux difficiles à observer car ils ont des capacités à se fondre dans leur environnement étonnantes.
Ce sont des animaux principalement terrestres alors que les autres caméléons sont plutôt arboricoles.
Ces petits caméléons (la plus grosse espèce Brookesia perarmata ne dépasse pas 11 cm queue comprise, la plus petite Brookesia minima mesure 3 cm) à queue courte ont des livrées tachées de brun et de gris avec parfois des excroissances osseuse ou de peaux qui masquent leur forme.
Pour peu qu'ils restent immobiles ; le mimétisme avec le support, branches, feuilles mortes au sol ou mousses sur les troncs est quasi parfait.
Brookesia superciliaris est une espèce qui vit au sol dans les forêts pluviales et se confond avec les feuilles mortes.
Brookesia stumpffi ; une espèce largement répandue passe beaucoup de son temps allongé le long d'une branche et sa peau se confond avec l'écorce.
Territoriaux et solitaires, ces caméléons montrent un fort taux d'endémisme et les espèces ont parfois des aires de répartition très limitées.
Les oiseaux :
L'avifaune de Madagascar comprend 293 espèces dont 107 endémiques (y compris plusieurs nicheurs) et des familles complètes telles que des Vangidae, actuellement incluse dans les Corvidae.

Un rollier terrestre à courte queue, endémique à Madagascar, très rare et extrêmement difficile à approcher.
Les mammifères :
La mammalofaune malgache est caractérisée par l'absence des grandes espèces africaines appartenant aux groupes mammaliens modernes aux affinités éthiopiennes (éléphants, girafes, rhinocéros, zèbres, cervidés, bovidés et félidés).
De même, les groupes primitifs, tels les monotrèmes et les marsupiaux, sont également absents.
Il est généralement admis que les mammifères malgaches se sont différenciés à partir d'espèces africaines et diversifiés en occupant les niches écologiques vacantes.
Cette théorie est particulièrement bien adaptée aux insectivores tenrecoïdes qui sont très variés tant en termes d'habitats que de comportements.
Une sous-famille (Tenrecinae) a évolué vers des formes proches des hérissons tandis que l'autre (Oryzorictinae) comprend des espèces aquatiques (Limnogale), fouisseuses (Oryzorictes) et d'autres encore aux moeurs voisines des musaraignes (Microgale et Geogale).

Une famille de Tenrec Tenrecinae de Madagascar.
Les Lémuriens :
- Au sens large comprenant les Lemuridae mais aussi l'ensemble de l'ordre des Lemuriformes.Les lémuriens sont des primates endémiques de Madagascar.
Les lémuriens comptent actuellement une 50e d'espèces différentes dont 17 en voie de disparition.
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Très récemment, 3 nouvelles espèces de lémuriens ont été découvertes sur la grande île.
L'une des trois, un lémurien de taille minuscule, possède une grosse tête avec de gros yeux ronds adaptés à la vision nocturne.




Voici la liste des lémuriens :
Madagascar héberge cinq familles de lémuriens (comprenant 15 genres) dont quatre endémiques puisqu'une seule espèce est également présente en dehors de la Grande Ile, à Mayotte.
Malheureusement, d'après la dernière liste rouge de l'IUCN, 63% des 71 espèces de lémuriens de Madagascar sont menacés d'extinction : 11 sont dans une situation critique, 16 sont en danger et 18 sont vulnérables.
Les lémuriens de Madagascar appartiennent aux espèces suivantes :
Famille des Cheirogaleidae :
Les cheirogaleidés sont des lémuriens de petite taille, présentant une tête plus aplatie que celle des lémuridés, et dont les deux grand yeux sont rapprochés.
Les femelles ont trois paires de mamelles.
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- Cheirogaleus - Cheirogale :
- C. major - Grand Cheirogale
- C. medius - Cheirogale moyen ou Petit Cheirogale
- C. crossleyi - Cheirogale à oreilles velues
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- Phaner - Lémurien à fourche :
- Phaner furcifer - Lémurien à fourche oriental
- Phaner pallescens - Lémurien à fourche occidental ou Phaner pâle
- Phaner parienti - Lémurien à fourche de Pariente
- Phaner electromontis - Lémurien à fourche de la montagne d'ambre
Famille des Lepilemuridae :
Ce sont des lémuriens nocturnes, plutôt solitaires, avec des territoires restreints (moins de 50 ares) autour de leurs abris.
Lepilemur :
- L. mustelinus - Lépilémur mustelin ou Grand Lépilémur
- L. microdon - Lépilémur à petites dents
- L. leucopus - Lépilémur à pattes blanches
- L. ruficaudatus - Lépilémur à queue rousse
- L. edwardsi - Lépilémur de Milne-Edwards
- L. dorsalis - Lépilémur à dos gris
- L. septentrionalis - Lépilémur du nord
Famille des Lemuridae :
Les lémuridés (Lemuridae) constituent l'une des cinq familles actuelles de primates lémuriformes.
Ce sont les « vrais lémuriens », les lémurs ou les makis.
Leurs têtes présentent un museau allongé.
Les femelles n'ont qu'une paire de mamelles pectorales sauf chez les Varecia.
Elle comprend dix espèces réparties en quatre genres.
Tous ces lémuridés sont aussi connus sous le nom de « makis ».
Par exemple, Lemur catta est aussi appelé « maki catta ».
Les mains des lémuriens sont proches de celles de l'homme.
Tout comme les pieds elles comportent cinq doigts très minces, dont l'un est opposable aux autres, élargis à leur extrémité et munis d'ongles, sauf le deuxième, qui possède une griffe leur permettant de gratter leur fourrure ou celle de leurs congénères.
Les lémuriens sont exclusivement malgaches hormis deux espèces récemment introduites aux Iles Comores.
Leur nom vient des Lémures, car ils sont si farouches et peu visibles qu'ils ont fait penser à des fantômes.
Propriété de l'Académie malgache, des crânes fossilisés appartenaient à des grands lémuriens, vraisemblablement diurnes et lents, qui se sont éteints après l'arrivée de l'homme, vers 500 après JC.
Les petits lémuriens actuels ont sans doute survécu grâce à leurs habitats mieux cachés, leurs moeurs plus vives et furtives, leur taille plus discrète.
Mais ils sont menacés aujourd'hui par les mêmes dangers.

Le maki vari noir et blanc

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- Hapalémur :
- H.griseus - Hapalémur gris
- H. gr. griseus - Petit Hapalémur
- H. gr. occidentalis - Hapalémur occidental
- H. gr. alaotrensis - Hapalémur d'Alaotra
- H. aureus - Hapalémur doré
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- Prolemur sinus - Grand Hapalémur
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- Lemur catta - Lémur catta ou Maki catta
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- Eulemur :
- E. fulvus - Lémur fauve
- E. f. fulvus - Lémur brun
- E. f. rufus - Lémur roux
- E. f. albifrons - Lémur à front blanc
- E. f. sanfordi - Lémur de Sanford
- E. f. albocollaris - Lémur à collier blanc
- E. f. collaris - Lémur à collier
- E. macaco - Lémur noir
- E. m. macaco - Lémur macaco
- E. m. flavifrons - Lémur au front fauve ou Maki aux yeux turquoise
- E. coronatus - Lémur couronné
- E. rubriventer - Lémur à ventre roux
- E. mongoz - Lémur mangouste
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- Varecia variegata - Lémur vari ou Maki vari :
- V. v. variegata - Maki Vari noir et blanc
- V. v. editorum - Maki Vari noir et blanc du Sud
- V. v. subcincta - Maki Vari à ceinture
- V. rubra - Maki Vari roux
Famille des Indridae :
Cette famille comprend les indris, les plus gros des lémuriens actuels, des animaux diurnes, sans queue ou avec une queue très courte, au pelage noir et blanc ;
Les avahis : des petits lémuriens nocturnes à la fourrure laineuse uniformément brune et à la longue queue ;
Et les sifakas, des lémuriens diurnes de taille moyenne, à la fourrure soyeuse, brun et blanc, eux aussi avec une longue queue.
Leur museau large et leur face plus aplatie les distinguent des Lémuridés.

Le sifaka
- Avahi :
- A. laniger - Avahi laineux
- A. occidentalis - Avahi occidental
- A. unicolor - Avahi unicolore
- A. cleesei Thalmann & Geismann, 2005 - Lémurien laineux de Cleese
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- Propithecus - Propithèque ou Sifaka :
- Propithecus verreauxi - Sifaka de Verreaux
- Pr. v. verreauxi
- Pr. v. coquereli - Sifaka de Coquerel
- Pr. v. coronatus - Sifaka couronné
- Pr. v. deckenii - Sifaka de Dicken
- Propithecus tattersalli - Sifaka de Tattersall
- Propithecus diadema - Sifaka à diadème
- Pr. d. diadema
- Pr. d. edwardsi - Sifaka de Milne-Edwards
- Pr. d. candidus - Sifaka soyeux
- Pr. d. perrieri - Sifaka de Perrier
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Famille des Daubentoniidae :
L'aye-aye (Daubentonia madagascariensis) est un lémurien très particulier dont on peut dire qu'il combine des incisives de rongeurs, des oreilles de chauve-souris, une queue d'écureuil, et une adaptation particuliere, le troisième doigt de la main extrêmement allongé, dans un mode de vie arboricole qui le fait occuper une niche écologique voisine de celles des pics ou des écureuils sur les autres continents.
Son régime alimentaire est insectivore et frugivore.
Il déloge des larves d'insectes xylophages qu'il détecte en tapotant les troncs avec son doigt spécialisé, auxquelles il accède en élargissant les orifices et en déchiquetant les couches supérieures avec ses incisives, et qu'il déniche finalement avec son grand doigt muni d'une griffe.
De la même façon, il est capable d'extraire le cœur tendre des noix de rami.
À d'autres périodes de l'année, c'est pour extraire le cœur spongieux des gales sur les branches d'Eugenia que son doigt spécialisé lui est utile.
L'aye-aye est un animal en général solitaire et nocturne, discret et difficile à observer


Daubentonia madagascariensis - Aye-Aye :

